Concepts

Cette page sera certainement la plus longue à réaliser…merci de votre patience

Le Budo Japonais fonctionne autour d’un certains nombres de concepts.

Tant dans sa finalité, dans ses valeurs, que dans la manière de les transmettre, de les enseigner.

C’estde certains de ceux là dont nous parlerons ici, sachant qu’en tant que NON Japonais, certaines subtilités nous sont très difficiles d’accès.
De plus, si ces préceptes ne sont pas présents, que se soit dans la pratique ou l’enseignement, alors il se s’agit plus que de techniques, sport, etc.
Comme pour la plupart des GENDAI Budo, et des disciplines composites fraichement « crées ».

 
Reishiki

Tout commence et tout fini par le Reishiki.

C’est quelque part grâce à lui que l’on passe de l’omote à l’ura. Il nous permet, par sa pratique et sa compréhension, de voir ce que vous ne pouvions pas avec un esprit de novice, ébloui par la technique, ne percevant que la forme.

Lorsque le chemin se « termine » on en revient à la seule et dépouillée expression du reishiki.

Il n’y a plus besoin d’autre chose. Mais pour cela il faut ce mettre en jeu, dans un dojo par exemple. Mettre ses émotions à l’épreuve, passer du omote à l’ura, faire le chemin.

Quelques réflexions sur le sujet :

Par Me TAMURA
« REI se traduit simplement par salut. Mais il englobe également les notions de politesse, courtoisie, hiérarchie, respect, gratitude. REIGI (l’étiquette) est l’expression du respect mutuel à l’intérieur de la société. On peut aussi le comprendre comme le moyen de connaître sa position vis à vis de l’autre. On peut donc dire que c’est le moyen de prendre conscience de sa position. Le caractère REI est composé de 2 éléments : SHIMESU et YUTAKA. shimesu : l’esprit divin descendu habité l’autel yutaka : la montagne et le vase sacrificiel de bois qui contient la nourriture : deux épis de riz, le récipient débordant de nourriture, l’abondance. Ces deux éléments réunis donnent l’idée d’un autel abondamment pourvu d’offrandes de nourriture, devant lequel on attend la descente du divin… la célébration. GI : l’homme et l’ordre. Désigne ce qui est ordre et qui constitue un modèle. REIGI est donc à l’origine ce qui gouverne la célébration du sacré. Il est probable que ce sens se soit ensuite étendu aux relations humaines lorsqu’il a fallu instaurer le cérémonial qui régissait les relations hiérarchiques entre les hommes.

Par P.KRIEGER

Rei ! le salut : prosternation religieuse ou simple marque de respect?
La position seiza (à genoux, assis sur les talons) et le salut en se prosternant devant un idéogramme peuvent gêner certains néophytes. Il est important que les enseignants expliquent aux débutants le sens du salut. En Asie, cette forme de salut est commune et n’a rien à voir avec la religion. Alors que nous adoptons une tenue vestimentaire asiatique en pratiquant un art venu précisément de cette partie du globe, il paraît cohérent que l’étiquette ait les mêmes origines. Le salut, avant tout, est une courte phase de transition entr en face. Il peut également s’adresser, pour chacun, à qui bon lui semble. Cela peut &e les activités quotidiennes et l’activité plus intériorisée qu’est la pratique d’un budô. Une sorte de prise de conscience de l’endroit et de la nature de l’activité à laquelle nous allons nous consacrer pendant près de deux heures. Le premier salut devrait être Shômen ni Rei ! le salut au mur d’honneur qui est, chez nous, orné de l’idéogramme Dô: la Voie, commune à toutes les disciplines de notre club. Le second salut, Sensei ni Rei ! peut s’adresser à l’enseignant quand il estecirc;tre un maître décédé, ses propres parents, ou la personne à qui le pratiquant choisit de dédier son entraînement. Puis, lorsque le pratiquant se place devant un adversaire/partenaire, un troisième salut à ce dernier est de mise. Ce dernier salut peut signifier: Merci de bien vouloir travailler avec moi, nous allons ensemble essayer de progresser et nous avons, pour cela, besoin l’un de l’autre. Les mêmes saluts devraient être répétés, dans le même ordre ou à l’inverse, en fin d’entraînement. Ces diverses marques de respect ne sont pas de trop à une époque où les civilités sont réduites à un minimum

Conclusion ­ Il faudrait donc bien se garder de tout confondre: art martial, discipline martiale, combat de rue, sport de compétition, etc. Et selon nos propres aspirations, adonnons-nous à la forme d’entraînement qui réponde à notre tempérament. En revanche, restons clairs: pratiquer le kobudô une fois par semaine ne fait pas de nous un bushi invincible; s’entraîner dans un sport de compétition dans un carcan de règlements limitatifs ne fait pas de nous, automatiquement, un pratiquant de budô.

Par M.T.Shewan

Le cérémonial est nécessaire et essentiel dans tous les arts martiaux, comme d’ailleurs dans toute recherche, car il permet à l’élève d’apprendre avant d’avoir pris conscience de la finalité de son travail. En BUDO, il a différents buts il enseigne, tout d’abord, les règles permettant un comportement empreint de respect et de politesse envers autrui il apprend ensuite à l’élève à se conduire avec un maximum de sécurité face à une attaque imprévisible, par exemple à ne jamais passer, pour entrer dans le DOJO, devant une ligne de pratiquants assis en SEIZA. En marchant derrière eux, il ne s’expose pas à une attaque subite, il apprend aussi à « connaître sa place », c’est-à-dire à évaluer les distances nécessaires entre soi-même et le monde (êtres ou objets) et à conserver ainsi une marge de sécurité suffisante, il apprend parfois à s’asseoir face aux portes et fenêtres, à ne pas s’asseoir le dos voûté, à garder les mains libres, à utiliser la main gauche afin de permettre à la droite d’être disponible en cas d’attaque, à marcher de préférence dans un terrain encaissé, etc…il nous habitue à certaines précautions qui doivent devenir instinctives lors d’un combat réel,le cérémonial aide enfin à se calmer et à se forger un mental au cours de l’entraînement. Il symbolise donc la purification intérieure de l’élève. Plus prosaïquement, le cérémonial représente une transition entre les activités quotidiennes et le travail sur soi.

Il peut, selon les écoles, varier dans les détails, mais il conserve la même essence dans tous les cas.

Par Jaff Raji

Si nous regardons le dictionnaire (Petit Larousse), pour le sens le plus proche qui nous intéresse, il est écrit ceci : Ordre de préséance, cérémonial et usage dans une cour, dans une réception officielle…Formes cérémonieuses usitées entre particuliers.

Il nous apparaît d’après les expériences que nous en avons, qu’il existe différentes formes d’étiquettes. Chaque société, école ou groupement… détient apparemment ses règles. L’étiquette se situe en amont de tout contenu technique ou moral et sans laquelle aucun apprentissage ne serait possible. Elle est fortement liée avec les buts éducatifs de chaque école. Elle s’est développée, transformée et affinée tout au long de l’histoire qu’elle soit guerrière, religieuse, civile…

L’étiquette en valeur absolue n’existe pas…

Dans les arts martiaux, nous retrouvons évidemment selon les écoles, des formes communes de l’étiquette. L’étiquette exprime tout simplement le Respect et la Politesse : envers le lieu, l’enseignant (le Maître), les pratiquants plus avancés ou de niveau égal, en fait envers tout ce qui vit ou existe sur terre… La politesse est exprimée par une attitude et des propos respectueux envers tout individu ou chose et par une gestuelle commune et connue de tous. L’étiquette permet comme on le dit, de trouver sa juste place dans tous les sens de ce terme…

Autrefois, elle permettait de sauver sa vie, de la préserver dans un environnement hostile. De nos jours, nous ne risquons plus notre vie dans les DOJO, mais le travail peut s’avérer dangereux, surtout lors d’exécution de techniques ou KATA complexes si l’on n’y prend garde. L’étiquette est là pour canaliser l’agressivité et éviter les débordements, particulièrement après une journée de travail stressante et où l’on éprouve un grand besoin de se défouler.

L’étiquette donne un rythme à la séance d’entraînement. L’étiquette permet les relations humaines et le dialogue. L’étiquette permet un profond rappel de soi-même et apaise les états émotionnels ; c’est aussi la possibilité d’un excellent recentrage corporel pour le pratiquant et l’homme actuel.

Nous pouvons trouver, pratiquants d’aujourd’hui, la possibilité au travers de l’étiquette et de la pratique dans le DOJO, d’effectuer une véritable transformation de nous-mêmes.

Concepts
Omote /Ura

Dans la culture japonaise, chaque objet, être, organisme, acte… possède deux aspects : un aspect omote et un aspect ura :

  • omote (面) désigne la face publique des choses, ce que tout le monde peut voir ; un exemple typique est la devanture d’un magasin, ou encore l’étiquette (reishiki, règles de bonne conduite en société) ;
  • ura (裏) désigne la face cachée des choses, ce qui transparaît lorsque le vernis craquèle, l’aspect obscur, voire négatif, ou tout simplement intime, l’intérieur de la maison.

Dans le Budo, il existe plusieurs interprétations. L’omote peut être constitué de techniques moins « combatives » en apparence et plutôt formatrices, le ura l’aspect « caché » adapté au combat. Mais ce n’est pas si simpliste.

En Europe dans le Budo, on utilise à tord ces termes pour désigner des formes figées d’exécution de techniques. Une forme peut être Omote ou Ura par rapport à une autre, sur le moment.

Aiuchi

« Il y au japon une école qui enseigne AIUCHI : la plus haute technique, la meilleure. AIUCHI cela veut dire les deux combattants coupent en même temps : votre adversaire vous coupe en même temps que vous le coupez. On pratique pour arriver a cela. Il y a aussi une autre école qui dit : je donne ma peau, je coupe sa chair, je donne ma chair, je coupe ses os.

De tels propos vont vous sembler barbares, vous allez certainement penser que de tels agissements sont barbares, que de tels gens sont des barbares. En période de guerre, celui qui avait perdu demandait avant de mourir le nom de son vainqueur : « donnez-moi votre nom, je voudrais emporter ce nom en cadeau, comme un cadeau, au royaume des ombres ». Si le nom lui était connu : « Ah ! C’est vous je suis fier de mourir de votre main, c’est un honneur ».

Il y a beaucoup d’histoire de ce genre. Elles enseignent que le but n’est pas de gagner. Perdre ou gagner ! ce problème n’existe pas, c’est sans importance. Ce que nous voulons montrer, c’est qu’il faut savoir mourir tranquillement, joyeusement pour son pays, son roi, ou son honneur. Ce qui est important est de dégager cette force, la trouver en soi, la faire apparaître, faire le maximum, perde ou gagner n’a plus de sens, ne veut rien dire.

Le résultat n’est pas important. L’important est cet instant de la vie. Le résultat vient de lui-même.

Moi, ma personne, ce n’est pas important ; ce qui est important est de dépasser le niveau de la défaite ou de la victoire. »

(tiré d’un article de N.Tamura.europe aikido n°16,1982.écrit a une période où des tendances à la compétition an aikido se faisaient jour)

Sei To Do
A venir
Shu Ha Ri
A venir
Muga Mu shin
A venir
Fu Do Shin
A venir
Yoyu
A venir
Zanshin
A venir
Kan ken
A venir
Le Gojo / T Suga

L’influence du Shintoïsme ou du Bouddhisme dans les arts martiaux japonais est parfaitement connue. Par contre, celle du Confucianisme est souvent mésestimée. Toshiro Suga nous révèle aujourd’hui l’importance majeure de cette pensée dans l’histoire japonaise et plus particulièrement dans la caste des samouraïs…

Lorsque la rédaction de Seseragi m’a demandé d’expliquer quelques termes utilisés en Aïkido à travers l’analyse de leur kanji je l’ai fait avec plaisir en précisant que mes écrits devaient être considérés comme des pistes et non des vérités absolues. Certains lecteurs ayant été intéressés par ces tentatives d’explications la rédaction m’a demandé de continuer cette rubrique.

Je m’attelle à présent à des aspects spirituels et historiques que j’estime liés à notre pratique. Mais je tiens encore une fois à préciser qu’il ne s’agit que de mon interprétation. J’ai consacré ma vie à l’Aïkido et je suis un pratiquant et non pas un historien ou un philosophe. L’analyse des sujets que je vais aborder sera donc limitée par mes connaissances. Je vous prie donc d’avance de m’excuser pour toute erreur éventuelle et vous conseille d’approfondir vos recherches dans des ouvrages spécialisés si une notion évoquée vous intéresse.

Le Japon a connu de nombreuses luttes de pouvoirs entre seigneurs. La plus grande période de guerre civile prit fin en 1615. Dès lors le Japon connut pendant plus de 250 ans la plus longue ère de paix de l’histoire de l’humanité. Mais comment les Tokugawa ont-ils réussi à préserver la paix après cinq siècles de guerre civile ?

Une époque à l’éthique fluctuante

 Le Japon a été unifié grâce au combat de trois hommes, Oda Nobunaga, Toyotomi Hideyoshi puis Tokugawa Ieyasu. Ieyasu avait comme tout conquérant le désir de voir se perpétuer sa lignée. Il pouvait pour cela faire appel à la force et l’intimidation et il ne s’en est effectivement pas privé, gardant par exemple les familles des seigneurs dans une situation de quasi-otages. Mais tout déploiement de force amène le ressentiment et porte en lui-même les racines de sa destruction. C’est pourquoi Ieyasu agit subtilement en s’attaquant à la racine du problème, l’éthique des samouraïs.

Au Japon l’importance du nom est plus encore qu’ailleurs portée à son paroxysme et un clan ne trouve de signification que dans sa survie. Cinq siècles de guerres acharnées avaient développé un instinct de survie extrêmement puissant et l’on peut dire que la pérennité du clan finit par tout justifier dans cette époque troublée. Les trahisons se succédaient et personne n’y voyait rien à redire dans la mesure où le clan en sortait grandi ou au moins préservé.

 Une école de la loyauté

 Le confucianisme était arrivé dans l’archipel entre le 3e et le 6e siècle. Cette école de pensée qui devint quasiment une religion en Chine garda son essence au Japon où elle servait principalement à développer l’esprit moral et enseigner la conduite juste qu’un homme devait adopter. Le génie de Tokugawa fut d’élever le Confucianisme en doctrine d’état, soumettant le gouvernement et la société à ses préceptes. Le plus important à ses yeux étant probablement l’interdiction de servir deux maîtres dans une vie…

En quelques années le Confucianisme prit une importance grandissante. Tout samouraï s’adonnait à son étude et ses enseignements se propagèrent très rapidement dans la société. Les valeurs confucianistes furent reprises dans la conduite du gouvernement, mais aussi dans les domaines de l’art et des arts martiaux.

Le confucianisme restera une doctrine d’état durant toute l’ère Edo et sera un des fondements de la stabilité

du shogunat des Tokugawa. Il imprégna définitivement l’âme japonaise au plus profond d’elle-même.

 Gojo: Jin, Ghi, Rei, Chi, Shin

 L’enseignement de Confucius repose sur les gojo, les cinq vertus que doit posséder et cultiver l’homme véritable.

 

Jin : la bonté, l’amour, la fraternité

L’idéogramme de jin est composée de deux parties. La partie de gauche symbolise un homme debout, celle de droite signifie deux. Ce kanji symbolise l’absence de conflit et l’harmonie parfaite.

 Ghi : la droiture, la justice

Cet idéogramme est aussi divisé en deux parties. La partie haute symbolise un mouton. Celle du bas une arme de guerre, et par extension

« moi », son porteur. Dans l’antiquité le mouton était le sacrifice le plus prestigieux que l’on pouvait offrir. Ce kanji symbolise la possession et par extension la justice.

 Rei : la bienséance, la politesse

Cet idéogramme est composé de trois parties. La partie de gauche représente un autel. Elle porte la signification de « présentation ». La

partie supérieure de droite représente une décoration. La partie inférieure représente une fève de soja. La signification d’origine de ce kanji est celle de l’abondance d’esprit.

Finalement elle en vint à représenter la bienséance. Il faut toutefois comprendre l’importance de la bienséance à une époque où les rites tels que les mariages ou les enterrements occupaient une place majeure dans la vie d’un homme. Le respect et la compréhension des règles de politesse et d’étiquette permettaient à l’homme de vivre sereinement et d’occuper son rang avec honneur et dignité.

 Chi : la sagesse

Cet idéogramme est aussi composé de trois parties. La partie en haut à gauche symbolise une flèche. Celle du haut à droite représente une

bouche. Enfin, la partie basse représente ici le verbe, la parole. C’est un des idéogrammes les plus difficiles car malgré sa simplicité d’écriture il est utilisé sous de nombreuses significations. Ce kanji symbolise une parole juste qui touche à sa cible, autrement dit la sagesse.

 Shin : la loyauté, la sincérité

Cet idéogramme est à nouveau composé de deux parties. La partie de

gauche est la même que celle de jin, il s’agit d’un homme debout. Celle de

droite représente un homme qui parle. Le kanji symbolise la fidélité à sa parole, autrement dit la loyauté.

 

Des gojo, les cinq vertus, le jin, la bonté, est l’essentielle. Sans elle aucune des autres vertus ne peut exister. C’est grâce au jin que la justice peut faire preuve de compassion. C’est aussi grâce au jin que l’on fait preuve de modestie et de politesse. C’est encore grâce au jin que le discernement est éclairé. C’est enfin grâce au jin que l’on ne trahit ni les autres ni sa parole.

 Les cinq vertus et la pratique martiale

 Le confucianisme est devenu doctrine d’état durant l’ère Edo pendant laquelle sont nées la majorité des ryu, les écoles traditionnelles. Les cinq vertus sont devenues un pilier de la société japonaise en général et du Bushido en particulier, influençant l’âme du samouraï au plus profond d’elle-même. Ueshiba Moriheï dont la vie fut un exemple démontra d’ailleurs tout au long de son existence la possession et la “cultivation” des cinq vertus. L’Aïkido dont la parenté avec le Shinto est la plus connue est aussi fondamentalement porteur des gojo et surtout de sa vertu essentielle, jin, la compassion.

 Toshiro Suga

Junanshin

La seule manière d’étudier un Budo avec quelque succès,…., c’est de le faire avec ube attitude composée de cinq éléments suivants :

  1. patience

  2. confiance

  3. humilité

  4. souplesse d’esprit

  5. disponibilité

cette attitude idéale est exprimée à travers la notion appelée junan : flexible shin : esprit.

PK

Metsuke
Shisei

Shisei se traduit en français par: position, attitude, posture, pose. Sugata (shi) exprime la forme, figure, la taille. lkioi (sei) exprime la force, la vigueur. la vivacité. Shisei contient ces deux sens.

Mais le sens de shisei ne désigne pas seulement une attitude extérieure : une bonne forme, un bon style, un bon maintien, mais aussi, une force intérieure visible de l’extérieur dans sa manifestation, par exemple, la vitalité chez un enfant apparente au travers de sa vivacité, de ses yeux vifs, de ses mouvements …

S nous voulons atteindre ce shisei, de quoi avons-nous besoin? D’abord de mettre en ordre le cor rps qui est le vase contenant le ki. Pour ce faire, étirez la colonne vertébrale et gardez-la droite.

S vous avez le sentiment de pousser le ciel avec la tête, la colonne vertébrale s’étire naturellement. Ne gonflez pas la poitrine dans la position militaire au garde-à-vous. Les épaules contractées tombent avec souplesse, l’anus est fermé, les reins ne sont pas cambrés, le ki est confortablement posé dans le sei ka tanden, le corps tout entier calmement détendu.

Le grand adepte du sabre Miyamoto Musashi dit, parlant du shi sei martial: « Le visage est calme,

tourné vers le haut, ni vers le bas, ni vers le côté, les yeux clos légèrement, sans mouvement des globes oculaires, le front sans un pli, les sourcils légèrement froncés, l’arête du nez droite, ms trop ramener le menton en avant, la nuque droite également, les vertèbres cervicales pleines :! force. Au-dessous des épaules tombantes, le corps est parfaitement décontracte, la colonne vertêbrale est en place, les fesses rentrées; les genoux jusqu’aux. orteils s’appuient fortement sur le sol, les hanches ne sont pas vrillées, le ventre est fermement arrondi »,

En aikido, on appelle sankakutai une telle posture souple, équilibrée, permettant de se mouvoir librement, tel un tétraèdre régulier qui, en tournant, devient cône. N.Tamura

Ma-ai

On traduit habituellement le mot MAAI par distance. En fait, au sens littéral, il est composé du mot ma qui exprime non seulement la distance et l’intervalle dans l’espace (entre les objets), mais aussi un intervalle dans le temps, le Moment du changement de rythme en musique, etc., et du verbe ai qui exprime une rencontre entre deux ou plusieurs personnes ou objets. Donc le mot maai; outre l’idée abstraite de distance et d’intervalle, exprime un mouvement de rapprochement et d’éloignement entre personnes ou objets dans la pratique, le maaï est inséparable du hyoshi comme de la dimension du yomi.

(a suivre…)

 

Kiai
A venir
Kime
A venir
Ri-ai
A venir
Zanshin
A venir
Misogi
A venir
Kamae
Irimi

Le irimi utilisé en aïkido, la loi irimi est la racine de l’aïkido. On rapporte que 0 Senseï aurait transpose en aïkido la loi irimi qu’il avait saisie par l’étude approfondie de l’art de la lance.L’idéogramme iri de irimi exprime l’idée de passer l’entrée de la maison, d’y pénétrer de soi-même ou d’y être invité. L’idéogramme mi donne l’idée de l’enfant dans le ventre de sa mère, Avec le sens de plénitude, plénitude de chair, d’os, de sang. Donc, mi égale corps, irimi mettre son propre corps dans le corps de l’adversaire. Suivant la méthode de la lance, ce mot irimi est uilisé pour désigner l’action de pénétrer victorieusement jusqu’à l’intérieur de la garde d’un adversaire, armé d’une arme plus longue que la sienne, lorsqu’on est porteur, par exemple, d’un sabre ou d’une dague ou même encore lorsqu’on est désarmé.

Quand deux forces se meuvent en direction opposée, la force qui en résulte est l’addition de deux forces, irimi est l’utilisation de cette résultante et de sa relation avec sa propre position moment du croisement.

Nous appelons irimi issoku l’entrée d’un pas sur le côté de l’adversaire, étant soi-même dans la position permettant irimi, en garde de profil, attaquant l’adversaire en lui renvoyant la force de son attaque, sans utiliser sa propre force.

Mécaniquement expliqué c’est très facile à comprendre, mais dans la réalité, il ne faut pas oublier qu_ ‘Aite est vivant et que tout peut ne pas fonctionner suivant la théorie, surtout s’il est mieux armé que vous.

A mains nues ou avec une arme plus courte que celle de l’adversaire, pour entrer à l’intérieur de sa garde ou la forcer, il faut juger le ma ai avec exactitude sans être arrêté par les changements de position de Aite. Cela est normal et ne devrait pas avoir à être expliqué. Plus important est d’ oublier son corps, d’entrer et de percer en pensant être percé, d’entrer directement sans la moindre hésitation.

Vous pressez Aite de votre puissance mentale, jusqu’à ce qu’il soit contraint d’attaquer ; utilisant, prenant son attaque, vous entrez !

Au-delà de ce qui a été dit, si vous éprouvez le sentiment d’envelopper l’adversaire, de ne faire qu’un avec lui; il viendra de lui-même à l’intérieur de vous-même. C’est cela l’irimi de l’aïkido.

Extrait du livre de M° Tamura

Tenkan
A venir
Tai sabaki
A venir
Kokyu
A venir
Hyoshi

Miyamoto Musashi écrit, dans son ouvrage Gorin no .sho

 Le hyoshi se trouve en toutes choses mais, en sabre, il est impossible à acquérir sans entraînement. (…) En sabre hyoshi existe sous plusieurs formes; il est très important de connaître le hyoshi concordant, puis le hyoshi discordant et de discerner parmi les hyoshis grand et petit, lent et rapide, le hyoshi concordant, le hyoshi de ma [intervalle], et le hyoshi discordant. Ce dernier est essentiel, faute de quoi le sabre ne sera pas sûr. Au combat, connaissant le hyoshi de l’adversaire, je dois utiliser un hyoshi auquel il ne songe même pas, et je gagne en faisant surgir le hyoshi du vide du hyoshi de la sagesse. Lorsque nous observons dans son développement temporel la distance entre deux combattants, nous percevons des changements de la distance, tantôt brève tantôt plus grande, et nous pouvons déceler un certain rythme dans ce changement spatial. Pendant le combat, nous avons pour chaque mouvement d’esquive, de blocage, d’attaque… une cadence, et celle-ci est pour nous une contrainte, de même que les cadences de l’adversaire.

Aucun geste n’est indépendant de certains rythmes à la fois corporels et psychiques. Lors même que nous sommes apparemment immobiles, nous possédons, du fait des contractions et décontractions rythmiques des muscles, de la respiration, etc., un rythme lié aux mouvements que nous faisons ou que nous allons faire.

 Au combat, nous vivons chaque instant dans les vagues du rythme ou de la cadence. Le temps subjectif du combattant ne s’écoule pas de manière plate, ni uniforme.

 La notion japonaise de hyoshi renvoie dans cet exemple à la suite d’intervalles spatio- temporels rythmiques produits par la relation réciproque entre deux combattants et, en même, temps à la cadence propre à chacun, qui est fortement liée à celle de la respiration et à l’état psychique.

 D’une manière plus générale, je proposerai de définir ainsi le hvoshi : c’est une intégration de cadences qui lient comme facteurs rythmiques plusieurs sujets et leur entourage dans le cadre d’une activité culturelle constituée. Cette intégration des cadences aboutit à un équilibre ou à une harmonie d’ensemble.

(extraits de « la voie du karaté »Kenji Tokitsu)

 

Yomi
A venir
Kokyu ryoku
A venir
Go no Sen
Sen no Sen
Sensen no Sen
A venir

 

Ci dessous une calligraphie de Pascal Krieger qui répertorie les concepts à travailler lors de l’exécution des kata de Budo, classé en « omote » et « ura »