Le point de départ

Le point de départ

 

Depuis l’aube de l’humanité l’animal évolué que nous sommes a très rapidement trouvé que l’emploi d’une arme par destination l’aidera considérablement dans sa survie. Un morceau de bois, de pierre, d’os, rendait ses actions plus efficaces.

De la à ce que qu’il développe rapidement une méthode d’utilisation de ces ustensiles, qu’il les modifie pour les rendre plus faciles à manier et plus performants, il n’y a qu’un pas. Et l’on peut faire confiance à notre ancêtre erectus pour l’avoir franchi très vite. Il n’y a qu’à voir où l’on en est aujourd’hui dans cette évolution.

Donc toute civilisation humaine, a quelque époque que ce soit, et sous quelque environnement géographique que ce soit a développé des systèmes d’armes et de combats.

Est-ce une tendance de l’esprit humain où de simples besoins de maîtriser son environnement ? Vraisemblablement les deux. Que serions-nous aujourd’hui si nos ancêtres n’avaient pu se dégager de certaines contingences matérielles?

Le fait de pouvoir se nourrir plus rapidement et plus abondamment grâce a l’emploi d’armes de chasses, le fait de pouvoir défendre la survie de son espèce, de sa descendance, a assurer notre possibilité d’existence aujourd’hui et à permis de dégager du temps, ainsi que de soulager l’esprit des seules nécessités de survie (nourriture, territoire, reproduction…).

Il apparaît donc paradoxalement que les époques de paix et de créations (approximatives en ce qui concerne la paix) que nous connaissons aujourd’hui dépendent de la création d’armes et des méthodes d’emploi efficace de ces armes. Ces armes et disciplines martiales ont fortement évoluées lors de l’histoire, prenant un premier tournant avec la pierre taillée, un deuxième encore plus remarquable avec l’âge du bronze et par extension celui du fer.

Aujourd’hui tout le monde sait a quel époque nous sommes, les armes étant nucléaires, chimiques, etc…

Pourquoi cette introduction pour en venir à parler des arts martiaux japonais que nous pratiquons aujourd’hui ?

Tout simplement parce qu’il est contenu dans ces propos plusieurs éléments essentiels à la compréhension de notre pratique.

1.   Les pratiques martiales ou de combat, ont toujours existées;

2.   leur universalité (pas dans la forme) géographique et historique sont avérées;

3.   les technologies et les sciences influencent immédiatement les armes et méthodes employées;

4.   Ce qui nous amènent a nous poser les questions suivantes :

1.   Qu’est-ce qui fait que certaines disciplines sont aujourd’hui encore vivantes ?

2.   Pourquoi des disciplines d’origines japonaises, alors que vraisemblablement nos propres cultures et histoires occidentales ont produits des disciplines similaires (on est pas plus bêtes que les autres)?

3.   Pourquoi des disciplines apparentées a des formes de combats totalement obsolètes?

4.   Pourquoi avoir fait un choix de pratiques presque toutes originaires d’une même époque historique, pourquoi ne pas pratiquer le combat à l’os d’animal (le mammouth par exemple) aiguisé ?

5.   Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui une de ces disciplines soit plus apparentée à un sport ou a un art martial traditionnel?

6.   Qu’est-ce qui peut bien pousser un individu vivant  à l’aube du 21° siècle a s’adonner plusieurs fois par semaines, pendant des années, et sans garanties de succès au maniement du sabre ou du bâton, alors que les armes de son époque sont des milliers de fois plus efficaces ?

Il y aurait vraisemblablement une liste encore plus longue de questions à se poser.

Mon avis est que chacun doit trouver sa propre réponse, au fond de lui même, et que c’est un des buts de la pratique.

Je pense que sans une analyse « historico-sociale » de ces disciplines, de la culture dont elles sont issues, de leurs mutations au fil du temps, il est plus difficile de tendre vers la bonne réponse, sachant que parfois, souvent même, une vie entière de pratique intensive ne suffit pas pour la trouver.

C’est pour cela qu’il faut encore et encore répéter un certain nombre d’informations.

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